Quand je repense à mes débuts, je souris un peu. J’avais cette idée que la perte de poids, c’était forcément se priver, compter chaque calorie et manger triste. J’ai essayé comme ça, franchement. Et j’ai abandonné trois fois. Ce qui a changé, ce n’est pas un secret, ni une pilule, ni un régime alimentaire miracle. C’est ma façon de cuisiner, mon rapport au temps, à mon budget, et surtout ma patience. Alors installez-vous, je vous partage tout ça comme si on discutait dans ma cuisine.
Pourquoi mes premiers régimes ont tous foiré
Mon premier essai, c’était le grand classique : soupe le soir, pomme le matin, culpabilité toute la journée. J’ai tenu onze jours. Le douzième, j’ai englouti la moitié d’un paquet de biscuits en pleurant devant la télé. Voilà le vrai visage des régimes trop stricts : ils marchent, un peu, deux semaines, et après le corps dit non.
Ce que j’ai compris avec le temps, c’est qu’un plan qui repose sur des interdits crée surtout de la frustration. Plus je m’interdisais le pain, plus je ne pensais qu’à ça. Les études sérieuses sur le surpoids et l’obésité parlent d’ailleurs d’habitudes durables plutôt que de sprints. Si vous voulez creuser sérieusement la question de l’alimentation équilibrée, le site public Manger Bouger est une base honnête, sans blabla commercial.
Bref, ce n’est pas le poids sur la balance qui m’a fait tenir. C’est le fait d’arrêter de me punir.
J’ai arrêté de compter les calories, j’ai compté autrement
Attention, je ne dis pas que le déficit calorique n’existe pas. Physiquement, pour perdre du poids, on dépense plus d’énergie qu’on n’en consomme, c’est mécanique. Mais me transformer en calculette à chaque repas m’a rendue folle. Alors j’ai changé d’angle.
Je me suis mise à regarder la densité énergétique de mon assiette sans le savoir, en fait. Concrètement : plus de fruits et légumes, plus d’aliments riches en fibres, qui remplissent et calent. Un grand bol de légumes vapeur avec du riz brun, ça pèse lourd dans le ventre et léger en apport calorique. Une poignée de biscuits, c’est l’inverse. Je n’ai pas banni les biscuits, je les ai juste remis à leur place.
J’ai aussi augmenté les protéines au petit-déjeuner. Œuf, fromage blanc, parfois des restes de la veille. Résultat : moins de fringales à 11h, moins de grignotage. Ce n’est pas magique, c’est juste que j’avais moins faim. Et quand on a moins faim, on fait de meilleurs choix, tout bêtement.
La cuisine maison, ma vraie arme (et mon budget)
Là, je parle de ce que je connais le mieux. Cuisiner soi-même a tout changé, pour trois raisons : je sais ce qu’il y a dedans, ça coûte moins cher que les produits transformés, et ça me reconnecte au plaisir de manger.
Je fais du batch cooking le dimanche. Une grosse marmite de légumes, des légumineuses cuites d’avance, une base de céréales. Comme ça, la semaine, je ne craque pas sur le premier plat industriel venu parce que je suis crevée. Le manque de temps, c’est le vrai ennemi de la perte de poids, bien plus que le manque de volonté.
Et le budget ? Les gens croient que bien manger coûte cher. Chez moi, c’est l’inverse depuis que je cuisine. Les lentilles, les carottes, les œufs, ça ne ruine personne. Ce sont les plats tout prêts et les barres « minceur » qui vident le porte-monnaie sans caler l’estomac.
Bouger, mais à ma sauce (et sans me dégoûter)
Je vais être honnête : je déteste courir. J’ai essayé, j’ai eu mal aux genoux, j’ai arrêté. L’activité physique qui compte, c’est celle qu’on garde. Pour moi, c’est la marche rapide et un peu de renforcement à la maison pour entretenir ma masse musculaire, parce qu’en perdant du poids, on perd aussi du muscle si on n’y prend pas garde.
La marche, je l’ai glissée partout : descendre un arrêt plus tôt, prendre les escaliers, promener sans but le soir. Ça ne ressemble pas à du sport, et pourtant la dépense d’énergie s’accumule. Le ministère met à disposition de bons repères sur le mouvement au quotidien via le site du ministère des Sports, et ça m’a rassurée de voir qu’on n’a pas besoin d’un marathon pour bouger utile.
Le muscle, ce n’est pas de la coquetterie. Plus j’ai gardé de muscle, plus ma dépense au repos est restée correcte. Et puis, soyons francs, je me sens juste plus solide dans mon corps.
Les erreurs que j’ai faites (pour que vous les évitiez peut-être)
Ah, celle-là, je pouvais l’écrire les yeux fermés. J’en ai collectionné, des bêtises.
- Me peser tous les matins. Le poids corporel varie d’un jour à l’autre pour mille raisons, l’eau, le sel, le cycle. Je me gâchais la journée pour 300 grammes. Maintenant je regarde la tendance sur le mois, pas le chiffre du jour.
- Sauter des repas. Je croyais gagner du temps et des calories. Résultat : je me jetais sur n’importe quoi le soir. Sauter un repas ne m’a jamais fait maigrir, ça m’a juste rendue irritable.
- Croire les promesses miracles. Les tisanes « brûle-graisse », les compléments qui garantissent moins X kilos en Y jours… j’ai dépensé de l’argent pour rien. Aucune de ces fausses promesses n’a tenu.
- Vouloir tout, tout de suite. La perte de poids durable est lente. Quand j’ai accepté ça, paradoxalement, ça a mieux marché.
Et un point sérieux : une perte de poids involontaire, sans rien changer à ses habitudes, ce n’est pas un cadeau, c’est un signal. Là, on ne bricole pas dans sa cuisine, on va voir un médecin. Pour tout ce qui touche à une pathologie, un trouble du comportement alimentaire ou un traitement, seul un professionnel de santé est légitime. Les repères officiels de l’Assurance Maladie sont un bon premier réflexe.
Ce que je surveille sans en faire une obsession
Avec le recul, quelques indicateurs valent mieux que la balance. Comment je dors. Mon niveau d’énergie l’après-midi. Est-ce que mon jean serre moins. Est-ce que je monte les escaliers sans souffler. Ce sont des marqueurs de qualité de vie bien plus parlants qu’un nombre de kilos.
Je garde aussi un œil sur le sommeil, parce que quand je dors mal, je mange plus et moins bien. C’est net chez moi. Et le stress, pareil : les journées difficiles, ma main file vers le placard sucré. Reconnaître ça, sans me juger, m’aide à anticiper. Pour la santé globale, la Haute Autorité de Santé publie des recommandations sérieuses quand on veut des sources fiables plutôt que des articles racoleurs.
Questions fréquentes
Combien de kilos peut-on perdre par semaine ? Honnêtement, je ne donnerai aucun chiffre magique. Ça dépend de trop de choses : le point de départ, l’activité physique, le sommeil, la santé. Chez moi c’était lent et irrégulier. Pour un objectif chiffré adapté à votre cas, parlez-en à un diététicien ou à votre médecin.
Faut-il supprimer complètement le sucre ou le gras ? Non, et je ne diabolise aucun aliment. J’ai gardé le chocolat, le fromage, le pain. La différence, c’est la quantité et la fréquence, pas l’interdit total. Un aliment « interdit » devient une obsession, je l’ai vécu.
Les compléments « minceur » servent-ils à quelque chose ? D’expérience, ils ont surtout allégé mon compte en banque. Je préfère mettre cet argent dans de bons aliments. Si vous vous posez la question pour raison médicale, demandez à un pharmacien ou à un professionnel de santé, pas à une pub.
Pour finir, si je peux vous dire une chose
La perte de poids saine, pour moi, ça a été un chemin de patience, de cuisine et de bienveillance envers moi-même. Pas une punition. J’ai raté, j’ai recommencé, et j’ai gardé ce qui me faisait du bien.
Si vous sentez que vous avez besoin d’un accompagnement humain, avec quelqu’un qui vous connaît et adapte à votre rythme, l’équipe de Formes 31, à Toulouse–Saint-Jean, propose du coaching et un vrai suivi. Rien ne remplace un regard bienveillant à côté de soi. Et surtout, dès qu’un sujet touche votre santé, entourez-vous d’un médecin ou d’un diététicien : c’est leur métier, pas le mien.
Prenez soin de vous, et de vos casseroles.
Naïma, passionnée de cuisine et de rééquilibrage (Formes 31)


